Récit des Voyages et des actions

Dans cette partie de ce site, je raconterai ce qui pourrait faire l’objet d’un livre, ce sont des anecdotes, des récits, des projets que j’ai vécus ou que j’ai pu réaliser. Les textes ne sont pas mis d’une manière chronologique, mais suivant un choix du moment. Je le ferai certainement déroulant ainsi mon parcours d’homme d’actions.

En 2000, les JMJ : Journées Mondiales de la Jeunesse à ROME

Nous venons de vivre l’arrivée d’un nouveau Pape, Léon XIV. A cette occasion, je relate un souvenir des JMJ en 2000, il y a 25 ans !!!

Les JMJ 2000
Voyage à ROME
du 17 au 22 Août 2000
Avant le départ, je m’étais inquiété de connaître Rome et les lieux importants. Je me suis rendu au Consulat où j’ai eu une carte et des livrets qui m’ont bien aidé au cours de mon séjour.

Première journée : Jeudi 17 Août 2000
Départ de Toulouse où Martine m’accompagne à l’aéroport, il est 14 h 45
Un bus nous conduit vers un petit biréacteur de Régional Air Line sur le tarmac.
Le vol jusqu’à Nice se passe tranquille, survol de quelques régions que je reconnais, puis arrivée avec le survol de Cannes et l’atterrissage à Nice à 15 h 45.
Comme à Toulouse, un bus nous amène à l’aéroport. En passant l’on peut voir des avions de pays arabes, probablement de richissimes émirs.
Le ré-embarquement pour Rome est assez rapide, nous reprenons un bus qui nous conduit vers un autre biréacteur, plus grand que le précédent.
Décollage précis à 16 h 20, puis survol de la Méditerranée.
Nous survolons des îles, je demande à l’hôtesse, elle ignore leur nom ; je pense que c’est l’ile d’Elbe entourée de ses îlots.
Approche et atterrissage à Rome, découverte de cet aéroport où l’on remarque beaucoup d’avions d’Alitalia. De même qu’en France, un bus nous conduit dans l’aérogare, contraste entre la chaleur de l’extérieur et la climatisation de l’intérieur.
Arrivée en Italie
Un groupe d’Italiens revient apparemment d’un voyage : très bruyants en attendant leurs bagages. Je récupère ma petite valise sur roue et recherche à gagner une gare pour me rendre à Rome.
Une personne parlant français m’indique la direction, un escalator, des couloirs dans des “tubes en verre”, j’arrive sur un quai. Je prends mon ticket : train plus métro.
Je dois me rendre à la “Trinité des monts”, la caissière me donne les indications.
Je prends le train, climatisé et confortable. Le trajet est agréable, je découvre les abords de Rome.

Arrivée à Rome
A la gare indiquée, Ostiense, je prends le Métro B pour descendre à la station Termini (Gare de Rome). La commence le contact avec la foule des Jeunes qui ont investi Rome durant ces journées. De Termini, je change pour me rendre à la station Spagna où je vais me rendre à la Trinité des Monts, point de ralliement des Français pour ces journées.
Sortant de la station Spagna, grosse affluence de jeunes qui chantent, crient s’agitent…
Je remonte les marches de l’église, entre, mais je trouve une ambiance de recueillement et de prière. Je demande où est le lieu des renseignements, on me l’indique en sortant sur la droite. Je m’y rends, l’on m’accueille chaleureusement, l’on me donne un ticket et m’indique que l’inscription se fait à côté de la Gare Termini, à la Maison du Diocèse. Il faut reprendre le métro…
Je redescends et dans la foule toujours aussi bruyante, je reprends le métro. Bousculade, chaleur, cris, chants, etc…
Arrivé à la Gare Termini, je suis impressionné par le gigantisme de cette Gare, et recherche, en me faisant comprendre tant bien que mal à rejoindre la maison diocésaine. Il faut ressortir de la Gare.
Le lieu est de style romain, avec de nombreuses peintures sur les murs. Les indicateurs sont tous sympathiques et m’orientent vers le lieu des inscriptions.
Mon inscription aux JMJ
La nuit commence à tomber, et je ne sais pas trop où je vais atterrir… Je fais la queue, des jeunes de différentes nationalités s’inscrivent suivent les indications, puis c’est mon tour. Il faut donner sa carte d’identité, on en fait une photo copie, puis un jeune m’inscrit sur un ordinateur, tout en aidant sa voisine qui semble rencontrer des difficultés avec son logiciel: c’est très long, mais qu’importe, personne ne m’attend et j’ignore où l’on va m’envoyer.
Le jeune me remet tous les éléments du pèlerin JMJ, papiers, PASS Bleu que je dois garder autour du cou durant mon séjour à Rome, une sacoche avec des papiers, des livres de prières, des guides et mes tickets pour les repas. On m’indique qu’il faut que je prenne le métro pour aller au terminus de la ligne B, station “Laurentina”; j’ai une adresse d’un collège où je serai hébergé.
Lorsque je suis arrivé à Rome, j’avais remarqué que tous les “Pèlerin JMJ” avait le “PASS”; ne l’ayant pas encore, je me sentais “à part”. Avec le “PASS” qu’on venait de me remettre, je me suis senti “de la famille”… et reprenant le métro, j’étais dans le courant JMJ.

Première soirée
Arrivé à la station “Laurentina”, vaste et un peu déserte, je sors dans la rue, il faisait grand-nuit, et la rue était déserte… ou presque, car des groupes de jeunes étaient là, attendant un bus. Je m’approche, mais ce ne sont pas des Français et un bus me les enlève, je me retrouve seul dans la rue.
A qui demander l’adresse du “bahut” où je devais me rendre…
L’organisation de ces JMJ est bien faite, je découvre un bureau d’accueil JMJ où je m’empresse d’aller demander le renseignement. Une personne parle français (quelle chance) et me demande la feuille remise à la maison diocésaine. Je retrouve là, deux jeunes, un Italien et un Espagnol avec sa copine qui était devant moi lors de l’inscription. Voyant que j’étais seule la personne du bureau me dit que je me rendrai au même collège que ces jeunes, pour ne pas me retrouver seul.
Le Collège se trouve dans la via Africa; nous recherchons ensemble, communiquant par le biais de l’espagnol.
En cheminant, nous traversons la piazza “Marcelin Champagna” adresse de la Généralité des Frère Mariste à Rome. C’est l’adresse que m’avait donnée le Frère Layral en cas de besoin. Je me dis que je viendrais les voir le lendemain pour demander asile.
Nous arrivons dans ce Collège, tout tagué ; deux personnes nous accueillent gentiment et nous indiquent les salles de classe où nous passerons la nuit.
Installation pour la première nuit
Je recherche une salle où il n’y a personne, car beaucoup de jeunes sont déjà endormis, malgré les fortes lumières qui inondent ces pièces.
Je m’inquiète de savoir où prendre le repas. Il faut se rendre au parc des sports que j’avais repéré sur mon plan. Il faut revenir avant 23 h, car l’équipe ferme le collège à cause des éventuels voleurs.
La via Africa est peu éclairée, je longe un parc où il y a pas mal de voitures qui stationnent, avec des occupants qui me paraissent un peu louches. Au bout de la rue, je vois des Jeunes des JMJ qui semblent aller prendre aussi leur repas, je les suis, effectivement, un stand de la Sodexo nous attend. En arrivant, trois jeunes Polonaises attendaient un quatrième larron pour prendre le repas, car ils ne sont délivrés que par 4. Avec ce repas du soir, on nous donnait le petit déjeuner du lendemain, il ne fallait donc pas faire l’impasse.
Nous nous installons, avec ces trois charmantes Polonaises, sur une pelouse, et entamons notre repas. La conversation est difficile, mais l’on arrive néanmoins à communiquer. J’apprends “bonjour”, “bonsoir” en polonais, pour elles en français, elles le disent assez bien, pour moi, c’est plus galère et je n’ai absolument pas retenu la leçon.
Le repas terminé, un pique-nique, les filles me laissent tout le pain, je me dis cela peut servir, soit dans la nuit, soit au petit déjeuner, si j’ai une grande faim.
Je reviens vite vers mon collège, les 23 heures approchant ; arrivé, l’on me dit qu’il faut attendre un groupe de 150 jeunes français qui n’est pas encore là. J’avais le temps…
Je m’installe dans la classe, puis je vais prendre une douche au sous sol, dans des sanitaires en piteux états. Pas d’eau chaude, tant pis, ( il fait assez chaud) , mais cela surprend. Après cette toilette, je m’installe, c’est un peu dur, j’ai le sentiment que la nuit va être longue.
Il y a toujours les lumières de la salle allumées, je vais les éteindre, pour cela il faut aller au tableau électrique qui est dans le couloir.
C’est fait, je m’allonge. Au bout d’un instant, un brouhaha, ce sont les jeunes qui arrivent. Deux entrent dans la salle et s’installent. Ils me demandent si je ronfle, je leur réponds que “je ne pense pas”.
Autour d’une heure du matin, un bonhomme (certainement un chauffeur de car) s’installe ; il prend beaucoup de temps trafiquant dans ses affaires avec une lampe électrique, allant prendre sa douche, revenant… Il finit par se coucher et… s’endormir.
Mais il ronfle. Vers trois heures, les jeunes décampent, moi, je mets des boules dans les oreilles, et je finis par m’endormir.
Deuxième journée : vendredi 18 Août 2000
Je me réveille avec le jour, il est 6 h 30.
Je fais un tour dans les couloirs et rencontre des jeunes à moitié réveillés qui font les cents pas.
Dehors, il fait très bon, la fraîcheur du matin est agréable, il faut en profiter car la journée sera chaude. Les jeunes qui m’ont accompagné la veille, sont déjà là, ils prennent le petit déjeuner.
Ils trouvent que ce n’est pas copieux, aussi je leur propose le pain que m’avait donné les Polonaises. Ils sont ravis.
Je vais faire un brin de toilette, puis je les rejoints et prends mon déjeuner : deux biscottes, avec de la confiture, quelques biscuits, le tout avec un pack de thé froid.
Je bois un grand verre d’eau.
D’autres jeunes se joignent à nous ; ils sont du Centre de la France; l’un m’explique comment se déroule une journée “pèlerinage”.
Le rendez-vous à 9 h est place Cavour. Il faut prendre le métro, changer à Termini (la Gare), puis descendre à la station Lepanto. Dans le métro, toujours autant d’animation de jeunes de tous pays. Je suis ces jeunes et nous nous retrouvons sur cette place, où il y a déjà beaucoup de monde (photos).

Pèlerinage d’un jour
La procession se met en route vers Saint Pierre. Le pas est lent, et la file sans fin. Je prends congés du groupe pour remonter la file.
L’émotion monte lorsque je passe devant le Château de Michael Ange (photos), puis j’aperçois le dôme de la Basilique Saint Pierre.
Le soleil est très chaud, il fait un temps superbe, la foule est de plus en plus dense ; la file de jeunes (et de moins jeunes!) s’étire sans fin jusqu’à l’entrée de la porte Sainte et revient dans l’autre sens.
Je pense à tous les miens à cet instant, au CESDA, à la chance d’être là et d’avoir réalisé un objectif que je m’étais donné, venir à Rome en l’an 2000, après tant d’années. La dernière fois que je suis venu à Rome, c’était en 1969.
Je continue ma progression en remontant la file. Au passage, les aspergeurs nous envoient de l’eau vaporisée avec des appareils qui d’ordinaire servent à traiter les plantes.
J’arrive sur la Place Saint Pierre, toujours très ému ; des foules de jeunes de toutes Nations, brandissant des drapeaux, chantant “L’Emmanuel”, criant “Viva El Papa” ou encore “Joannes Paulus”.
Sur la place Saint Pierre, la Chaleur est intense, la foule aussi et là, ce sont carrément des lances à eau qui nous rafraîchit.
Passage de la Porte Sainte
Arrivée au pied de la Basilique, me retournant, je vois l’immense foule qui remplit toute l’enceinte. Il faut avancer, nous franchissons la porte Sainte et entrons dans la Basilique accompagnés toujours du chant “l’Emmanuel” chanté par une chorale. La Basilique est pleine à craquer. Elle est séparée par une barrière centrale pour canaliser le flux entrant et le flux sortant. Nous faisons le tour de l’hôtel qui abrite le tombeau de Saint Pierre.
Le tombeau des Papes
L’on peut visiter la crypte où reposent les Papes ; j’enjambe une barrière, sinon je ne pouvais y aller, afin de me mettre dans la queue pour aller à la crypte.
La queue est longue, mais qu’importe, je suis seul, et sans contrainte, j’avance doucement tout en priant comme beaucoup de jeunes qui parfois récitent le chapelet ou chantent des chants religieux dans leur langue.
Nous passons près du tombeau de Saint Pierre, puis dans la crypte, l’on peut voir plusieurs tombes de Pape, comme Paul VI, Jean XXIII, Pie IX…
La sortie se fait sur le côté de la Basilique. Nous sommes dans l’État du Vatican, et la Police a une tenue assez folklorique.
Temps de prière
Il fait très chaud, j’aperçois des personnes qui entrent dans une grande salle du style de la Basilique Saint Pie X à Lourdes. En effet, c’est une immense salle, climatisée ou se joue une scène de la vie du Christ.
Je trouve une place assise, ce qui me permet aussi de me reposer un peu. Je suis au milieu d’un groupe d’handicapés mentaux français. Ils ont une tenue du style scout. Ils sont très attentifs à ce qui se passe sur la scène, l’encadrement apporte des précisions qui les aident.
Mon voisin est français, et responsable d’un groupe de handicapés.
A un moment, un Évêque prend la parole et nous demande de nous donner la paix. C’est avec ces handicapés que j’échange la Paix, ils sont super et très gentils.
Puis le Prélat prêche, je dois avouer que préoccupé par ce groupe de handicapés, je n’ai pas trop suivi son prêche.
A la fin, je ressors, retrouvant la chaleur; j’ignore quelle heure il peut être, mais mon estomac commence à crier famine. Sortant de la Coté du Vatican, je suis un groupe de personnes qui se précipitent sur une fontaine. Oui, de l’eau et de l’eau très fraîche sort de cette fontaine. Je m’abreuve abondamment, puis reviens vers la Place Saint Pierre et m’assois sous les colonnades, à l’ombre, pour admirer cette foule qui monte vers la Basilique, se faisant copieusement arroser.

Cirque Massili
Au bout d’un moment, j’aperçois un fanion français ; je m’approche et demande si je peux me joindre à eux.
C’est un groupe de Corrèze ; ils m’expliquent qu’il faut aller chercher le repas au Cirque Massili, puis à 16 h 30, il y a une messe.
Nous descendons le Tibre, sous les arbres, la marche est plus agréable, malgré la chaleur. Ne connaissant pas, cette marche paraît longue non seulement aux jeunes, mais à moi-même aussi. Je me demandais, n’ayant pas vu le plan, où se trouvait ce lieu mythique où beaucoup de Chrétiens furent martyrisés.
Tout au long du Tibre, nous pouvons voir des groupes de jeunes qui vont et viennent ; certains sont installés à déjeuner.
Au bout d’une petite heure de marche, nous arrivons au Cirque. Le responsable, un Prêtre s’inquiète où l’on peut retirer les repas. Nous nous mettons en groupe de quatre. Certains, exténués, demandent à boire. Finalement, le stand des repas est à l’autre bout du Cirque, il faut reprendre la marche.
Toujours beaucoup de va et vient, de groupes qui cherchent à se poser.
Arrivés près des stands de la Sodexo, nous prenons ces repas tant attendus et nous nous installons sous les arbres pour déjeuner. Le groupe est réunis et j’en profite pour discuter avec ces jeunes.
Ils sont très intéressés par mon métier et la communication avec les sourds. Ils me disent qu’ils ont vu des sourds avec des interprètes.
En attendant l’heure de la messe, le groupe se repose, je fais de même, m’installant sous un arbre et observant le mouvement de tous ces jeunes. Sur la route, un Pompier arrose les groupes qui se prêtent à ce jeu et apprécient d’être entièrement arrosés du fait d’une chaleur torride.
L’heure de la messe arrive, je souhaite rejoindre ce groupe avec qui j’ai pris le repas, mais confondant avec un autre groupe, je les ai perdus.
Les organisateurs barrent l’accès par lequel nous étions arrivés, il me faut remonter sur le haut du Cirque pour y accéder. Je descends dans le Cirque, inondé de chaleur, je recherche un misérable arbre pour suivre la messe.
Face à l’hôtel, immense estrade drapée de bleu, beaucoup de monde s’agite, évêques, prêtres, chorales… Je longe une série de tentes blanches sous lesquelles des prêtres assurent des confessions. Il y a une vingtaine de tentes avec une douzaine de confesseurs au moins par tente. Les Jeunes se confessent, de même les moins jeunes.
J’assiste à la messe, des jeunes membres du service d’ordre nous aspergent d’eau pour nous rafraîchir.
Je trouve place sur une murette, à l’abri d’un arbre, entouré de jeunes de plusieurs nationalités, comme des Espagnols, des Iraniens…
Retour en ville pour rechercher l’hôtel
A la fin de la messe, et avant le chemin de croix qui se passera au Colisée, je prends un bus pour aller m’inquiéter de l’hôtel où je finirai mon séjour à partir de dimanche.
Un agent de Police m’indique le bus à prendre pour aller à la Gare Termini, lieu repéré et facilement intégré.
Je traverse ainsi Rome, le Bus est bourré de jeunes comme le métro.
Par internet, j’avais fait une prospection près de la gare Termini. J’avais donc sélectionné plusieurs hôtels pour l’après JMJ, soit à partir du dimanche après-midi.
Ces hôtels sont dans de vieux immeubles, un hôtel par étage. Ils ne m’emballent pas trop, mais ayant téléphoné, je réserve l’un d’eux.
Le Chemin de Croix au Colisée
Ceci fait, je reviens vers le Colisée où se massent les gens en vue du chemin de croix de la soirée. J’ai perdu tous les groupes, et je me faufile dans la foule. La chaleur est encore grande, aux premières heures de la soirée, le soleil se couche et je découvre un Colisée illuminé par des torchères. Les équipes de caméraman sont installées, le camion de la régie surplombe le monument. Je recherche un endroit pour pouvoir assister à cette cérémonie.
Il me faut descendre une ruelle très typique où je remarque des hôtels. Sur l’esplanade du Colisée, beaucoup de personnes ont déjà pris place. Une allée est balisée pour permettre aux prélats de venir vers le Colisée où il y aura la dernière station. Tout au long de ce chemin qui doit partir de la chapelle Ara Coeli, je suppose, les stations du chemin de croix sont des monuments de toile avec des textes bibliques ou autres écrits dans toutes les langues.
Je remonte vers le monument de Victor Emmanuel d’où part la procession, splendide bâtisse en marbre blanc, tout illuminée. La cérémonie se prépare et l’on entend aux hauts parleurs les instructions du déroulement. Je m’installe près d’un écran géant où l’on peut voir les Cardinaux avec les jeunes qui portent une croix. Ils sont entourés de jeunes qui portent des palmes.
Cette pose me repose, car depuis le matin, je ne cesse de “crapahuter”. Je suis près d’Italiens de tous âges qui semblent venus juste pour cette cérémonie. Ce sont des Familles romaines, avec leurs enfants.
La cérémonie commence, et l’on sent un recueillement intense. Sur le grand écran, la procession commence, et à chaque station, un jeune témoigne dans sa langue. Un témoignage de sa Foi, de ce qui se passe dans son pays, de situations différentes, notamment au regard des droits de l’homme ; lecture d’un passage de l’évangile.
On est pris par ce mouvement de prière, et un “Pater noster” conclue chaque station du chemin de croix.
Curieux, je cherche à me rapprocher de la procession. Je trouve un endroit, perché près d’un réverbère ; une personne sans gène me bouscule, j’ai failli tomber, je me mélange mon sac de Pèlerin, mon sac à photo, enfin une situation difficile. Mais je réussis néanmoins à être proche.
Il commence à se faire tard, et je songe qu’il faut regagner mon collège lointain, puis prendre le repas près du palais des sports dans la zone E.U.R.
Je remonte l’avenue Cavour pour rejoindre la Gare Termini, pour prendre le Métro. J’appelle Martine lui racontant ces moments que je viens de vivre, mais aussi pour lui exprimer que la fatigue m’a gagné, je suis effectivement épuisé. Elle me conseille de faire attention et de me prendre une chambre pour me reposer, la nuit au collège risque de me fatiguer, pensant à la journée de samedi qui risque d’être épuisante aussi.
L’hôtel
Donc sur l’avenue Cavour, je scrute les hôtels et finis par en trouver un qui me propose une chambre fort sympathique. Je n’hésite pas, je la prends. Mais il me faut aller récupérer mes affaires. Il est alors 22 h passées, je décide de faire l’aller retour.
Je prends le métro, la station Laurentina est à près de trois quart d’heure de Termini. Je récupère, assis dans le métro, toujours aussi bruyant par les groupes qui expriment leur joie par des chants.
Il est nuit noire, lorsque je descends E U R Fermi ; je me repère assez vite et retrouve l’avenue Africa. Des africains qui parlaient français attendent un bus et me demande si le métro marche toujours, ils veulent aller au centre ville.
Arrivé au Collège, les personnes de l’accueil m’informent qu’il faudra se lever à 5 h du matin pour partir à Tor Vergata et donc de me coucher tôt. Je leur dis que je prends mes affaires et que je vais dormir en ville.
Je range tout et repars aussitôt, il est près de 23 h. Je rejoins la station de métro par ces rues désertes et peu éclairées.
Je loupe le métro, m’étant trompé de quai…
Je prends le bon quai, attente interminable. Un métro passe, mais ne s’arrête pas…
Enfin, vers 23 h 30 un métro s’arrête. J’arrive à l’hôtel vers minuit quinze.
Je m’installe, prends une bonne douche qui me fait énormément de bien, puis je ressors pour aller manger une bonne pizza que je savoure avec un bon vin.
Je rentre à l’hôtel et m’effondre tombant dans un profond sommeil récupérateur.
Troisième journée : Samedi 19 août 2000
Je me lève vers 9 h; après une bonne nuit, je prépare mes affaires pour partir à Tor Vergata. Je fais simple, pour ne pas avoir trop d’affaires à porter. Le sac de couchage, le mousse, un petit sac à dos où je mets quelques affaires de toilette.
Je confie ma valise à l’hôtel et réserve pour les deux autres nuits que je passerai à Rome, avant mon retour. Je téléphonerai à l’autre hôtel pour décommander.
Au bout de la rue Cavour, face à la Gare Termini d’où je prendrai le métro, je m’attable pour prendre un petit-déjeuner. Je le prends copieux, car il me faudra des réserves pour la suite.
Il fait toujours très beau, et le soleil commence à chauffer. Le monde commence à s’intensifier aux abords de la bouche de métro. Je m’engage, la foule est déjà importante et nous sommes canalisés par la Police et les guides des JMJ. Ils ne laissent passer les personnes que par vague, qui correspondent à des remplissages des wagons du métro.
L’ambiance est cordiale, des chants de toutes nations résonnent ; personne ne se plaint de cet entassement, au contraire, la bonne humeur est de règle ce qui donne un sentiment de paix interne et de joie de participer, même si les conditions sont hors du commun.
Nous arrivons sur le quai et après une brève attente, le métro arrive, déjà passablement plein. Nous nous entassons, encore une fois, et le train part…
Il va vite, et donne des coups de frein rude, à l’approche des stations. Finalement, étant complet, il fonce vers la station Anagnina, terminus du métro.

Tor Vergata
La marche
Toujours porté par la foule, nous abordons un long couloir, mi-enterré, avec des issues qui donnent sur une grande esplanade.
Des camions de la Sodexo distribuent, moyennant la remise du ticket, le carton comprenant les repas de samedi midi, samedi soir, le petit-déjeuner de dimanche et le repas de dimanche midi. Ce carton est peu pratique à porter, l’on me donne néanmoins une poche plastique qui résistera assez pour aller jusqu’à Tor Vergata.
La foule se presse et s’organise ; des chemins sont prés déterminés, en fonction de couloir de notre emplacement sur le site. Je m’engage et suis le cortège. La chaleur est importante.
Nous sommes dans la banlieue de Rome, apparemment des zones industrielles en aménagement, puisque la route sur laquelle nous cheminons est en construction. Beaucoup d’infrastructures sont aussi en construction.
La colonne de personnes est impressionnante, lorsqu’on est un peu surélevé du fait du terrain. Nous passons sur une autoroute où il n’y a pas de trafic.
Il faut boire et s’arroser en permanence, des points d’eau sont réguliers, ainsi que des sanitaires chimiques.
Chacun s’organise pour porter son carton-repas, des africaines le portent sur la tête, comme elles en ont l’habitude dans leur pays.
Pas un arbre sur le parcours, mais beaucoup de bouteilles plastique sont jetées au bord de la route, les Italiens auront du travail à nettoyer tout cela.
Nous longeons des immeubles de la périphérie de Rome, apparemment désertés de leurs habitants, puisque nous ne voyons pas beaucoup de monde aux fenêtres suivre ce chapelet humain de plusieurs kilomètres de long.
Les quelques voitures qui s’aventurent sur cette route, sont isolées et ne peuvent rouler.
A l’approche de Tor Vergata, des signes nous montrent que le lieu est grandiose. J’aperçois des tentes, et me dis que l’hébergement semble prévu… Il y avait bien des tentes, mais je ne sais pas à qui elles ont servi…
Avant d’arriver, des personnes d’une maison, nous arrosent avec un jet, ce que nous apprécions, puis un petit bar en bord de route arrive à point pour prendre une boisson fraîche. Beaucoup ont la même idée, je prends un jus d’orange ce qui me donne un bon coup de fouet.
Après midi du Samedi à Tor Vergata
En arrivant sur le site, nous devons passer sous des porches qui envoient une brume d’eau, comme sur les aires d’autoroute. Nous restons sous ces douches pour nous rafraîchir. Beaucoup de fontaines sont à notre disposition, d’une eau fraîche et désaltérante. Il est environ 14 h, et je recherche la zone bleue où je suis affecté. Je m’aperçois que je ne vois rien de cet endroit, seul un écran géant et pas un arbre pour s’abriter. L’après-midi va être longue, jusqu’à la veillée, aussi j’aperçois des oliviers dans la zone verte, je m’empresse de rechercher un endroit pour prendre mon repas.
Les places sont déjà très chères, et près de trois jeunes français, je trouve un espace où je m’installe. Je déploie le tais mousse, et commence à explorer le carton.
La foule défile en permanence, soulevant de la poussière… on mange plus de poussière que des aliments de notre carton.
Tout le monde s’organise, faisant des tentes avec des couvertures, avec des parapluies pour se faire de l’ombre.
On entend toutes les langues, et on s’interpelle dés que des connaissances arrivent.
Je me restaure un peu puis m’allonge, il ne reste plus qu’à attendre le soir.
Le monde s’intensifie et les places se rétrécissent.
Mes deux collègues français ont laissé leur groupe qui était en plein soleil, ces jeunes ont fait comme moi, ils préfèrent attendre là. Des Italiens nous envahissent et la place devient très étroite. Ils se couchent même sur mon mousse.
L’attente jusqu’au soir fut longue, et je constate que de cet endroit, je ne vois rien, pas même un écran géant. D’où l’idée de rechercher un autre endroit, face au podium où sera le Pape, en fin d’après-midi ; les jeunes me disent vouloir faire pareil.
Donc vers 18 h, la chaleur commence à baisser, je replis mes affaires et m’engage au milieu de la foule à la recherche d’un emplacement meilleur.
Je passe dans la zone verte, et camoufle mon Pass bleu, au risque de me faire éjecter, les Italiens regardant les Pass.
J’arrive sur de la pelouse, face au Podium, mais encore très loin quand même.
Je trouve une place, vraiment de la chance, je m’installe. Juste de quoi mettre le matelas mousse. L’endroit est frais et surtout préservé par une barricade à la tête. Idéal, mais voilà qu’un italien s’occupe de faire des regroupements avec des cousins ou amis et me demande de changer. Je fais état de ne pas le comprendre et surtout que je ne veux pas changer.
Mais voilà qu’une religieuse espagnole arrive et reconnaît des compatriotes dont l’une est à côté de moi. Elle me demande de permuter pour être ensemble. J’accepte un peu à contrecœur, perdant la bonne place, mais restant sur cet endroit quand même agréable.

Une mer humaine m’entoure. Chacun s’organise pour la nuit. Je dois être à deux cents mètres du podium. Je le vois bien, mais je ne peux voir la scène où se dérouleront les spectacles.
Mais voilà qu’un groupe d’argentin veut rejoindre sa place occupée par d’autres argentins illégalement à cet emplacement.
La soeur espagnole se met à faire la police, alors que des Italiens appellent la police pour vérifier les Pass de tout le monde. Je ne suis pas fier, et me tapis pour éviter de me faire remarquer au risque de me faire déguerpir de cet endroit. L’affaire dure un bon moment avant de se calmer. Mais il a fallu absorber tout ce monde, vraiment nous sommes serrés comme des sardines.
La chaleur est tombée à présent, je suis voisin de trois anglais qui ne cessent de dormir, ils avaient dû faire la foire, car tapis sous une tente de fortune, ils n’ont pas bougé jusqu’au lendemain.
Le monde ne cesse d’arriver ; à mi-chemin entre le podium et moi, une route où passera d’ailleurs le Pape, est le théâtre d’une procession permanente.
Ce monde essaie de se caser et surtout s’étale sur le campus. Des “olé” permanents, de la part des espagnols retentissent. je prends une collation, et arrive le moment tant attendu. Un hélicoptère nous survole, c’est l’hélicoptère du Pape qui fait un tour sur la foule.
La veillée avec la Pape
Un grand mouvement acclame la venue du Pape que nous suivons sur les écrans géants de télévision. Il atterrit, à proximité du podium, sur un espace réservé, et un véhicule, la “papamobile” commence un tour qui va durer assez longtemps.
Je vois passer la voiture et aperçois le Pape, sur cette route que j’évoquais plus haut. Nous suivons sur les écrans le film de ce voyage, puis l’arrivée sur le podium, accompagnée de « viva el Papa », de “Johannes Paoli” et d’autres ovations qui se sont succédées toute la soirée.
Le Pape a parlé en italien, donc, il était difficile pour moi de le comprendre.
Toute la soirée, des spectacles se sont succédés, avec des chants, plusieurs artistes sont passés, des danses, des processions que j’apercevais au loin.
Cela a dû se terminer vers 23 h 30 environ, et le Pape a repris l’hélicoptère et s’est éloigné dans la nuit.
La nuit à Tor Vergata
Je me suis préparé pour la nuit, m’engouffrant dans le sac de couchage.
Une nuit à attendre le matin, car, non seulement les Espagnols et les Argentins faisaient beaucoup de bruit, mais également les ambulances ne cessaient de faire entendre leur sirène.
Les projecteurs n’ont pas été éteints, et cela aussi contribua à ne pas pouvoir dormir.
Vers 3 h du matin, un semblant de calme commença à régner ; j’avais aussi envie de me dégourdir les jambes, alors j’entrepris d’aller aux toilettes. Le campus était bordé d’un chapelet de WC chimiques, inaccessibles jusqu’à présent.
J’enjambe les personnes, et rejoins une allée ; que cela fait du bien de marcher… Tor Vergata était recouvert de personnes, soit dans leur sac de couchage, soit sous des tentes improvisées, soit sous des guitounes de fortune…
Après une petite marche, je tente de revenir à mon endroit. Mais catastrophe, j’ai perdu mes repères et ne retrouve plus le lieu… Au bout d’un moment, tout en gardant mon sang froid, je réussis à le retrouver, après avoir était près du podium, et sur la route où est passé le Pape.
je me remets dans mon sac et dort un peu…
 

Quatrième journée : Dimanche 20 Août 2000
C’est le levé du jour qui me réveille, il est 5 h 30 environ. Mon sac de couchage est mouillé par la rosée du matin, mais à l’intérieur j’étais bien, et je n’avais pas froid. Je me lève, enveloppé par le sac, car il fait frais dehors, et j’observe l’environnement. Tous dorment encore, quelques uns se réveillent et commencent à se préparer. Sur la route, un cortège se forme, les gens reviennent, ceux qui ont été dormir ailleurs. J’appelle Martine, il est six heures, je sais qu’elle se lève à cette heure. Je lui fais part de mon ressenti à ce moment-là. Hier soir, les communications étaient impossibles, le réseau était saturé. Beaucoup de personnes avaient des portables et téléphonaient.
Je décide de plier mes affaires et de me rapprocher d’une sortie, car la messe terminée, je voulais me prémunir du mouvement de foule.
Je prends mon temps et doucement je m’achemine vers la zone bleue. Je trouve un endroit calme, sans trop de monde ; je déploie mes affaires et je vais faire un brin de toilette près d’une fontaine où déjà le monde se presse.
Puis de retour près de mes affaires, je déjeune. Un jus de fruit, le thé froid et quelques gâteaux. Puis je replis le tout, je m’installe pour assister à la messe. Il est 7 h 30 environ, le Pape arrive par hélicoptère, comme la veille.
Il se dit que le Pape souhaite commencer plus tôt pour éviter la chaleur de la fin de matinée. La messe commence donc à 8 h; je suis devant un écran géant, bien loin du podium, que j’ai essayé d’approcher mais en vain, la garde des lieux est bien assurée.
Je suis sur le bord d’une route ; il y a du passage, et déjà des départs pour Rome.
La Messe du dimanche
Le temps de la Messe est un temps fort, mais comme la veille, le Pape a prêché en italien, et donc je n’ai pas compris. Martine qui suit cela à Roquettes m’appelle au téléphone et me donne les grandes lignes de ce sermon, l’ayant traduit sur les ondes françaises : il s’agit de recommandations aux jeunes…
Je suis bien installé et recueilli, mais voilà qu’un groupe d’italiens comme la veille, voulant être ensemble me déloge. Je me trouve un autre endroit, près d’un véhicule de secours qui me permet aussi d’avoir de l’ombre car le soleil commence à chauffer.
Au moment de la communion, je me déplace, l’organisation de cette distribution était à voir.
Après la communion et un moment de recueillement, je prends la route du retour, avant la marée humaine.
Retour à Rome
Surplombant Tor Vergata, à un moment, je découvre l’étendu de la foule. Le Pape repart, je suis déjà loin, refaisant le chemin en sens inverse. Toujours les points d’eau qui nous permettent de nous asperger et de nous hydrater.
Des cars attendent les personnes sur les voies rapides à l’approche de Rome.
Je presse le pas, pour avoir le métro ; sur l’esplanade, près de la gare, déjà beaucoup de monde se pressent pour reprendre le train. De nouveau pris dans la foule, je suis le mouvement et trouve un train assez rapidement qui me ramène en ville.
Arrivé à la gare Termini, je sors du métro et me précipite à l’hôtel où la chambre n’est pas tout à faite prête. Je regarde la télévision dont le commentateur nous explique (en italien, mais j’arrive à en saisir le sens), la complexité de l’évacuation des lieux devant cette foule immense.
Il me tarde de prendre une douche de me restaurer un peu et de dormir.
Ce que je fais un moment après appréciant d’être au frais et de faire un bon sommeil.
A mon réveil, je suis à la télévision le retour de tous les jeunes vers Rome. C’est vraiment impressionnant. Les Journalistes de la télévision sont surpris et l’expriment, de l’étendu et de la réussite de ces journées.
Je me prépare, et sors faire un tour dans Rome. Il fait bon à présent, je suis retapé après ce bref repos. La ville est animée par tous ces groupes de jeunes qui brandissent des drapeaux, je visite la Cathédrale “Sainte Marie Majeur”.

Puis revenant à l’hôtel, je me prépare
 pour aller prendre un bon repas au restaurant que me conseille l’hôtelier.
L’aprés JMJ: le touriste à Rome

Mes Premiers Pas dans la Solidarité Internationale

En 2008, voici un rapport que j’avais fait sur mon activité dans l’action internationale

    Dans le cadre de mes compétences au sein de l’association, j’ai développé dans les Pays du Maghreb, les axes que sont le parrainage, la création d’activité et le développement des relations dans ces pays de la zone euro-méditerranéenne.

Le parrainage :

Mes voyages successifs tant en Algérie qu’au Maroc, m’ont mis en contact avec des jeunes en recherche d’emploi. La préoccupation de beaucoup de jeunes est l’immigration vers l’Europe où, à leurs yeux se trouverait la solution à leur mal vivre localement. J’ai donc entrepris un travail relationnel qui m’a amené à faire réfléchir certains jeunes sur leur avenir et les difficultés qu’ils rencontreraient en occident.

Au Maroc, certains ont réfléchi alors et se sont lancés dans la recherche de solutions du type création d’activités économiques.

Ainsi, Brahim, a imaginé de réaliser son rêve : monter une auberge, nous en parlerons dans la création d’activité.

Pour les autres :

  • Mohamed, (31 ans) enseignant dans une association assurant l’éducation de jeunes sourds. C’est le premier jeune pour lequel je me suis investi, lui permettant de faire une formation spécialisée à Toulouse. Mohamed a une licence en Physique, il a fait plusieurs stages de spécialisation dans le domaine de la surdité. Il est très compétent et travaille dans l’Association Achourouk pour sourds à Ouarzazate.
  • Lahcen (20 ans) encore lycéen, il a un projet sportif, je cherche avec lui une solution pour pouvoir réaliser son projet qu’il soit localement ou en Europe.

  • Adbellah (21 ans) est étudiant en licence de mathématiques. Son objectif rechercher un emploi dans la fonction publique de son pays ou dans une grande entreprise. Nous prospectons, une piste est à l’étude, l’administration de la pêche.

  • Hassan (36 ans) avait un travail dans une association ; le système associatif au Maroc n’est pas très au point dans le domaine démocratique. Aussi, mettant le doigt sur certains disfonctionnements, cela lui a coûté sa place ; Hassan est en voie, suite à différents stages, d’être embauché dans une autre association type ONG.
  • Youssef (19 ans) encore au lycée, mais postulant pour entrer dans la police ou l’armée. Jeune volontaire qui est prêt à s’investir dans tous les domaines.
  • Soufian, (32 ans), en recherche de créer une entreprise, après des études de gestions et un essai dans une banque. La grande ville ne lui a pas plu, il veut se lancer dans le bisness.

D’autres jeunes sont en contact avec moi, nous recherchons comment résoudre leur mal être ne trouvant pas de solution pour leur avenir. Pour certains jeunes, je recherche des moyens et dans la mesure du possible, je leur fournis des instruments qui amélioreront leur quotidien (téléphones portables, ordinateurs, ou autres matériels…). Je remercie au passage les associations et organismes ici en France qui me permettent d’assurer ces dons.

La création d’activités économiques :

  • Brahim est en phase de réaliser son projet d’Auberge Berbère à Amezrou, près de Zagora, dans le Sud du Maroc. Son idée est née alors que son Père lui confiait l’idée de restaurer la vieille maison familiale. Au décès de son Père, Brahim cherchait une solution, c’est alors que nous nous sommes rencontrés ; Brahim a monté son dossier de faisabilité ; je l’ai aidé psychologiquement, et je l’ai incité à aller de l’avant. Brahim, sur mes  conseils, s’est lancé. Nous en sommes aux travaux de réalisation, l’ouverture est programmée en septembre ! « Inchallah », comme ils disent. Il reste encore des obstacles, je cherche des solution dans notre Pays pour lui venir en aide.
  • – Halima BOURAS, administrateur de l’association CEMMP, avait eu l’idée de monter des Régies de quartier en Algérie, sur le modèle de ce que nous connaissons à Toulouse. Il fallait s’appuyer sur une association localement. Connaissant l’association SDH (Sidi El Houari), nous nous sommes rendus sur place pour envisager cette mise en place.
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  • Nous nous sommes assurés de l’appui des collectivités locales en la personne du Maire de Oran. De retour à Toulouse, nous avons saisi le ministère du co-développement, pour avoir aide et soutien. Nous avons déposé un dossier grâce aux compétences de nos Attachés techniques au CEMMP. Nous attendons la réponse. Cette aide aura pour objectif la formation des cadres de la Régie à Oran, et l’aide à l’investissement.
  • Contacts sont pris avec la municipalité de Ouarzazate pour la mise en place d’une Régie de quartier. J’ai rencontré le Secrétaire Générale de la Municipalité qui doit transmettre au Maire. Des courriers sont adressés pour ancrer cette action.

Développement des relations :

Mon implication dans l’association « Achourouk pour sourds » à Ouarzazate constitue l’implication dans l’assistance que je peux apporter dans une structure éducative au Maroc. Cette institution a connu des difficultés que j’ai tenté d’aplanir, mais sans trop de succès. Néanmoins, j’ai pu mettre en place une Assemblée Générale pour faire un point, établir des données financières pour mieux gérer les fonds donnés par le Roi. Je m’y rends régulièrement, mais la vie associative est défaillante, il faut en permanence revenir sur certains points avec beaucoup de diplomatie.

En conclusion

Pour mener à bien ces actions, outre l’appui incontestable de l’Association CEMMP tant dans ces administrateurs que dans ses Chargés de mission, je contacte beaucoup de partenaires politiques, associatifs, relationnels (entreprises) ou professionnels du secteur quand j’étais en mon activité.

Mes voyages au Maghreb sont un ressourcement important. L’aide que j’apporte, compte tenu de mon expérience antérieure, est aussi un plaisir que je ne cache pas.

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